On est seuls, désarmés, sans repères. Enfermés dans une petite chambre, possédant une toute petite fenêtre rectangulaire en haut, laissant rentrer deux rayons de lumières pâles.
J'ai essayé de sortir d'ici plusieurs fois, comme si ma vie en dépendait, sûrement parce que c'est le cas, mais ils m'ont toujours retrouvé. Un jour, je partirais, loin. Et je serais finalement libre, libre de mes peines, libre de cette société.


Je suis ici depuis treize ans, j'ai fêté mes anniversaires ici, et c'était pas la joie. Mes épisodes sont moins fréquents, car je suis sous médicaments. J'ai oublier limite comment était la vie dehors, mais, en réalité, je n'ai jamais vraiment eu de vie dehors. Les souvenirs que j'avais étant petit sont troubles, presque effacés, comme si je n'avais jamais été enfant.
La musique c'est mon seul réel échappatoire dans cette prison sans fin. J'écris, je rap, je compose de la musique avec les outils des aides-soignants qui acceptent de me laisser faire seulement si je prends mes médicaments.
Ils vont bientôt ouvrir un club de musique apparemment, j'ai hâte d'exercer ce que j'aime le plus au monde, de faire la seule chose qui me rend réellement heureux.



